1590

Aujourd’hui, j’ai passé mon temps à compter et à observer: de manière automatique, compulsive, exhaustive.

Première constatation, on croise beaucoup de monde dans une journée: 1590 en ce qui me concerne. Je ne compte ni les caniches, ni les furets! Ca fait beaucoup de gens à qui on pourrait parler, des destins qui croisent le notre et qui ne le recroiseront probablement pas. Mais ça arrive, quand même! Que parmi la foultitude et le plus grand nombre de l’agglomération parisienne, on croise en un improbable lieu, quelqu’un que l’on connaît, ou, fait plus extraordinaire encore, quelqu’un que l’on ne connaît pas, mais qu’on a déjà remarqué! Je dois bien croiser 4 à 5 personnes par jour dont je ferais bien la connaissance. Jamais encore par deux fois…

Il ressort de cette expérience un grand tableau coloré, nuancé, où l’on trouve de tout, et même plus… La fresque est dans le désordre, mais ça n’a pas grande importance:

Des blancs, des noirs, des jaunes, des oranges même (voir un médecin d’urgence, ou changer d’autobronzant…)! Des costumes (rayés, ou pas), jupes, robes, jeans. Des brun(e)s, blond(e)s, rousses, blancs, un peu jaunes, des indéterminés même! Des qui dorment dans le métro, d’autres qui crient, jouent, téléphonent. Une coiffeuse, des valises, un violon, des poussettes, des sacs à mains en veux-tu en voilà, des sacs à dos, sacoches, ordinateurs, téléphones. Des boucles d’oreilles à la gloire de Chanel (original pour un jeune homme…), des lunettes de soleil (tendance mouche et aviator), des conducteurs de métro, des éboueurs, des chauffeurs de taxi, un serveur qui se croit comique, des gens pressés, des enfants, des publicités (plein!), une contrebasse, des décolletés, des parapluies, un casque démesuré, relié à un appareil ridiculement petit, un permis de construire, un yucca, du pop corn, des tongs (vive la tong), des sandales (avec ou sans chaussettes…), des (franchement) gros(ses), des fils de fer. Un joli couple, des cheveux violet, une gothique, 2 blagues pas drôles, des chaussettes qui ne vont pas avec les chaussures.

Au chapitre des gens connus: presque Pavarotti, ou Laurent Ournac, au choix! En respectivement plus petit et plus gros. Presque Lionel Jospin, en moins frisé et plus bouffi. Presque Jean Reno, en moins carré! Presque Tom Cruise aussi (au cinéma), en plus marrant!

Pour terminer, des trombes d’eau et un orage: foutu temps, y’a plus de saisons…

~ par inconnus le 13 juin 2008.

8 réponses to “1590”

  1. Bon, alors là, j’avoue être scotchée !
    D’une part, pouvoir compter sans oublier à aucun moment où on en est (donc attention détournée en aucun cas)…
    D’autre part, avoir autant le sens de l’observation !
    Je peux rester une heure devant quelqu’un et être incapable de dire s’il portait des lunettes, quels vêtements il avait …
    Et ça, je pensais que c’était une caractéristique masculine : ne pas voir le monde qui l’entoure. Tu viens de nous démontrer exactement le contraire (avec un appui confirmé de ma part).

  2. Bonjour Reine des pommes, merci de tes commentaires encourageants.
    En ce qui concerne le décompte, jette donc un oeil attentif à l’image annexée à ce billet.
    Je pense que tout le monde a le sens de l’observation, c’est juste une question de volonté. Il est vrai que je fais de la photographie et je pense que cela participe à cet état d’esprit. Beaucoup de gens considèrent leurs voyages comme une forte contrainte, se braquant: je fais exactement l’inverse… Il faut dire que je viens de réemménager à Paris parce que je ne voyais pas assez de monde sur la côte d’azur, ou plutôt si, mais toujours le meme “modèle”… Ca tient peut-être un peu au caractère: je me serais bien vu sociologue, ou horloger!
    Essaie, on verra…

  3. Ouiiiiiii !!! je n’avais pas vu le petit gribouillis (si je peux me permettre).
    Il faut que tu nous les mettes plus grands ! donc, je vais aller voir les autres (héhé)
    Je ne sais pas observer le physique moi, je ne sais observer que ce qu’il y a “derrière”, peut être parce que c’est ça qui me semble le plus important ;-)

  4. Bon, là, tu es OBLIGE de donner des explications … maths sup ? physique ? ho lala des formules qui allient prénom et ville … le suspens va être terrible jusqu’à l’arrivée de la réponse.

  5. Gribouilli, c’est tout à fait approprié comme terme. Pas vu? c’est un carré blanc sur fond noir! :p
    Je ne souhaitais pas les mettre plus grands parce que je ne voulais pas qu’ils s’imposent aux lecteurs. Je les vois comme une annexe au billet, un jeu en bonus où l’on essaie de retrouver le contenu du billet dans les différents hiéroglyphes. C’est à vrai dire très simple quand on connait les codes qui en régissent l’écriture.

    Obligé? Jamais!

    J’ai cherché prénom et ville pendant 5 minutes dans mes gribouillis, pour finir par trouver Lea et Nice. Il est amusant de voir l’interprétation que les gens peuvent faire de ces gribouillis. J’ai cherché pendant 5 minutes pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a pas, sauf introduits de manière fortuite…

    C’est juste une manière de prendre des notes, qui m’est venue spontanément (ok, je suis taré) lors de la rencontre avec mon premier sujet! Rien ne sera jamais explicite, donc Nice et Lea sont fortuits. Pour t’aiguiller un peu, Nice c’est de l’anglais. Le reste, c’est un mélange d’anglais, de français, de mathématiques et de folie… C’est un peu comme de la sténographie, sauf que là n’importe qui peut le lire en se disant que ce ne sont que de simples mathématiques…

    Ca s’est imposé comme indispensable: je ne me voyais pas noter explicitement la description de quelqu’un en étant assis à côté. Parce que cette personne peut, et bien souvent lit ce que tu écris.

  6. Ceci tend à prouver ce que je te disais, je ne suis pas une visuelle …
    Bon, maintenant, ton petit papier, je te le déchiffre sans problème : “bon, y’a un peu trop de monde ici, vivement que je vois le soleil, je me trouve une marguerite à me glisser aux coins des lèvres et je me prends ma baguette sous le bras”.

  7. Le gribouilli de 1590 est l’exception à la règle. Il ne contient que le compte des gens dans la journée. Le reste, c’était pour remplir la feuille et donner un peu de valeur ajoutée. C’est du gribouillage de papier comme on en fait lorsqu’on est au téléphone, sans s’en rendre compte.
    Mais ton interprétation est plutôt sympathique. :D

  8. Amusante manie que nous avons de tracer n’importe quoi en effet… au lieu de dire le sentiment que nous éprouvons parfois. Je sais que si je m’ennuie profondément, je gribouille dur. Si je suis agacée, je fais des lignes pointues. Si je suis calme et sereine, les lignes seront arrondies… tu vois bien qu’on peut interprêter … Je suis donc à l’affût du prochain gribouillage que tu nous réserves ;-)

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